Vapotage et maladie pulmonaire grave :
une éclosion récente

2019/10/22

Les CDC (Centres pour le contrôle et la prévention des maladies) des États-Unis ont signalé une éclosion de près de 1 500 cas de maladie pulmonaire grave qui semblent être étroitement liés au vapotage dans tout le pays. En date du 15 octobre 2019, 33 décès avaient été signalés. Au Canada, le nombre de décès liés à cette maladie est inférieur : en date du 17 octobre 2019, Santé Canada avait signalé deux cas confirmé et trois cas « probables ». Aux États-Unis, plus des deux tiers de tous les cas concernent des personnes de moins de 35 ans, dont un grand nombre ont moins de 18 ans. Bien que différents types de lésions pulmonaires aient été décrits, l’inhalation d’une substance toxique semble être le dénominateur commun de tous les cas. Une enquête est en cours sur les différentes toxines pour inhalation utilisées dans la vaste gamme de produits de vapotage -tant légaux qu’illégaux -qui sont maintenant facilement accessibles, notamment le tétrahydrocannabinol (ou THC). En fait, le THC et tout aérosol en inhalation utilisé avec ce dernier sont devenus les principales substances suspectes dans ces cas, car la majorité des personnes touchées déclarent avoir consommé du THC par vapotage.


Munich Re reconnaît qu’il existe un risque à court terme. Bien que le nombre de cas au Canada soit faible, et ce, de manière disproportionnée par rapport aux États-Unis, l’ampleur et l’étendue géographique de cette éclosion ne sont pas encore claires. Un suivi étroit s’impose donc. Nous tenons aussi à insister de nouveau sur les répercussions possibles à long terme du vapotage, en particulier chez les adolescents. La dépendance à la nicotine est certes le risque potentiel le plus reconnu, mais l’élargissement du marché du vapotage pour y inclure des substances non réglementées laisse entrevoir l’émergence d’autres maladies respiratoires et de troubles d’autres systèmes organiques comme une nette possibilité.


À l’heure actuelle, le nombre de cas signalés au Canada ne constitue pas une éclosion, mais soulève la question épidémiologique intéressante de savoir pourquoi l’éclosion semble relativement limitée aux États-Unis. Tout en surveillant l’évolution de la situation au Canada et dans d’autres pays, Munich Re recommande encore vivement de considérer les utilisateurs de la cigarette électronique comme des fumeurs même si ceux-ci prétendent ne pas utiliser de produits à base de nicotine ou s’ils obtiennent un résultat négatif au test de dépistage de la cotinine.

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Dr. Tim Meagher
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Vice-président et directeur medical
Marylou Dunn
Marylou Dunn
Vice-présidente et tarificatrice en chef

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